
Le chateau
Nourrit depuis ma tendre enfance d'histoires de corsaires et de marins explorant des contrées lointaines, un oncle pêcheur ayant eu autrefois ce port pour attache, certains de mes ancêtres y étant nés, je me devais un jour de visiter Saint Malo, la cité corsaire.
Évangélisée par le saint du même nom au VIème siècle, la ville de Saint Malo a gardé depuis une identité forte. Place forte tenue par les allemands, elle fût partiellement détruite par les bombardements alliés en 1944. Reconstruite de ses cendres à l'identique à la fin de la guerre, elle a conservé son charme et ses remparts qui abritent ses habitants les jours de tempête.

Surcouf
L'Histoire y est bien présente et les malouins célèbres, Jacques Cartier (découvreur du Canada), Surcouf et Dugay-Trouin (corsaires du Roi), trônent sur les remparts. La ville a fait sa richesse de la piraterie, légitimée par le Roi de France, de la traite des esclaves et du commerce avec les quatre coins du monde.

Rhums arrangés
Nous buvons, Anne et moi, un petit rhum arrangé des Antilles du temps où les bisquines malouines traversaient l'Océan Atlantique. Le petit pub qui nous accueille pour l'apéro reçoit aussi les habitués qui discutent les dernières nouvelles de la cité "intra-muros" autour d'un verre et d'une tranche de saucisson.

Un petit tour sur les remparts offre une vue imprenable sur la ville et sur les îles voisines. La ville était d'abord défendue par deux forts. Le petit Bé et le Fort National, ce dernier étant accessible à pieds à marée basse. Sur l'île du Grand Bé se trouve la tombe de Chateaubriand, natif de Saint Malo.

Fort du Petit Bé

Fort National
La tour Quic-en-Groigne ferme l'aile gauche du château, Anne de Bretagne aurait dit aux malouins "Qui qu'en groigne, ainsi sera, car tel est mon bon plaisirs"...têtue la bretonne !
1 commentaire:
Sans compter leur super festival BD, où on est reçu avec des buffets de fruits de mer gargantuesque !
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