dimanche 25 mars 2007

Lazy wind ----






Breathes there the man, with soul so dead,
Who never to himself hath said,
This is my own, my native land !


Sir Walter Scott (1771-1832) – The lay of the Last Ministrel (1805)

C’est par ces vers que Sir Walter Scott, poète et écrivain écossais, décrit les paysages de sa région du Sud de l’Écosse : les « Borders ». Militant pour la culture et le patrimoine écossais, il fut à l’initiative de l’exhumation des joyaux de la couronne d’Écosse murés pendant près d’un siècle dans une pièce du château d’Edinburgh suite à l’Acte de l’Union obligeat les écossais à rallier l’Angleterre en 1707.
C’est dans cette Ecosse, chargé d’Histoire et de légendes, que nous partons, Anne, Stéphanie et moi-même, pour un « road-trip » de quatre jours.
Entre une formation de 2 jours à Aberdeen et d’une semaine à Edinburgh, quelques jours de libre nous permettent ce petit périple avec 1 nuit à Aberdeen et 4 à Edinburgh aux frais de la « Princess »…


J’ai réservé une voiture à l’aéroport d’Aberdeen au tarif Tatol, que nous récupérons mercredi matin vers 09h00. Direction Iverness et les bords du Loch Ness, visite incontournable pour les bons touristes que nous sommes… Une fine pluie nous accompagne alors que nous remontons plein Nord via Elgin et sa cathédrale de grès beige.
Réputée pour avoir été la plus belle d’Ecosse, elle fut, en 1390, sauvagement détruite par Alexander Stewart, dit « Wolf of Badenoch », suite à son excommunicationon par l’évêque de Moray, résidant du comté (fallait pas le chercher…). Nous avalons un rapide déjeuner à Iverness avant de s’engager sur la B862, route longeant le Loch Ness.





Pas de monstre à l’horizon, mais le « Scottish Weather » est au rendez-vous. Le vent balaye le loch et un genre de crachin se met à tomber à notre arrivée au « Urquhart Castle » rendant la cachette de Nessie plus sombre et plus profonde.






Nous continuons, tels des fantomes dans la brume, notre ballade vers le Sud jusqu’à Fort Augustus, garnison militaire jusqu’au début du XVIII ème siècle.
Nous empruntons les chemins de traverse pour notre retour sur Aberdeen. Les paysages que nous traversons évoquent les cartes postales de l’Ecosse sauvage : la lande, les lochs, les vaches à longs poils (Highlands cattles).







Les routes sont étroites et des « Passing places », tous les 500m, permettent le croisement des voitures.
A notre arrivée à Aberdeen, nous nous ruons dans un pub pour avaler un bon steack, un Haggis ou une « steack and ale pie » (tourte à la viande marinée dans la bière) arrosés d’une bonne pint de bière bien fraîche… Le pub se trouve dans une ancienne église et la déco est un mélange de Dracula et Halloween…



Au deuxième jour, nous rejoignons Edinburgh en faisant quelques détours. La première étape est un petit port de la cote Est : Stonehaven. Une petite ballade sur la plage, un thé et un petit gateau dans un salon de thé pour copines du troisième age et nous voici, qqs Km plus au sud au Dunnottar Castle. Construit au IXème siècle sur un piton rocheux, ce château domine la mer d’environ 50m et donne envie revêtir armures et casques et de brandir une masse d’arme pour bouter l’ennemi hors du Comté…




Le deuxième objectif de la journée est le Glen Lon (glen = petite vallée). Nous roulons sud-sud-ouest vers l’intérieur des terres pour rejoindre Pitlochry. Un fish and chips et une steack pie plus tard nous longeons les bords du Loch Tummel. Un stop à Queen’s view pour contempler la vue ensoleillée et nous atteignons Fortingall.



Ce petit village à l'entrée d'une magnifique petite vallée, nommée Glen Lyon, se vante d'avoir l'arbre le plus vieux d'Europe. Cet If, adjacent au cimetière aurait 5000 ans d'après les biologistes...
Le soleil de fin d'après midi offre un spectacle magnifique : des moutons, qqs chevreuils, des prairies, les collines alentours, de charmants "cottages", bref un paysage fantastique.




A la sortie du Glen nous nous enfonçons dans les collines d’une réserve naturelle. La route étroite n’a même plus de « passing place »… La nuit tombée, nous rejoignons notre hôtel, le Hilton Grovesnor, à quelques pas du centre ville d’Edinburgh.

Pour le premier jour à Edinburgh, nous explorons le comté de Fife, ses petits ports de pêche et sa fameuse université de St Andrews. Un vent à décorner les bœufs, ou les moutons, souffle alors que nous visitons le Linglithgow Palace. Après sa construction par James I, commencé en 1425 et étalée sur près d’un siècle, ce château est devenu une des résidence préférée de Mary Stuart, Queen of Scots.






Les ruines en restauration prouvent que les écossais savaient déjà faire la fête à l’époque. Une salle à manger immense avec une cheminée qui devait permettre de cuire au moins deux vaches à la fois, une cuisine attenante avec une autre cheminée du même gabarit, et de nombreux appartements tout autour. La fontaine dans la cour coulait du vin quand le souverain était au château, et pour parfaire l’image d’Epinal, un fantôme hanterait l’église St Mickael toute proche…
Le gardien du chateau, alors que nous nous réfugions dans la petite boutique de souvenirs pour se réchauffer, nous explique :

"In Scotland, we have a lazy wind, instead of going around you, it goes straight on you..."





Nous déjeunons à Culross, un charmant petit village côtier, au Red Lion, un des symboles de l’Ecosse.
Un « Sticky Toffee pudding » (délice sucré écossais) plus tard nous roulons en direction de Crail et de son petit port, le plus photographié du Royaume Uni.






Quelques photos pendant un rayon de soleil et nous repartons pour St Andrews. Dans cette petite ville universitaire (depuis 1410), où l’un des Princes de Galles aurait fait ses études (dixit Stéphanie), se trouve l’un des plus vieux golf du monde, the « Old Course » où on tape des fers depuis 1873. Le château a été ruiné par les anglais protestants (comme à peu près la moitié des abbayes et chateaux écossais) en1545 après un long siège et quelques tunnels pour essayer de pénétrer l’enceinte fortifiée…


Pour notre dernier jour avec la voiture, Anne nous a concocté un joli parcours à travers les « Borders », région natale de Sir Walter Scott. Nous commençons par Montrose, puis Dryburgh Abbey où est enterré le poête. Victime elle aussi des guerres d’indépendances religieuse et politique, l’abbaye a connu 3 incendies, en 1322, 1385 et 1544, avec le rasage en règle de la ville environnante par les troupes anglaises à cette dernière date… du bon boulot !
Sur la route d’Eyesmouth (à l’embouchure de la rivière Eyes) nous contemplons la « Scott’s view » qui inspira le poête écrivain pour écrire les vers cités au début de ce récit.





Nous finissons la journée par Eyesmouth, un petit port de pêche, et St Abbs Head un analogue écossais de la côte sauvage de la presqu'île de Quiberon. La journée finit en beauté par quelques pintes de Guiness dans la vieille ville au pied du chateau d'Edinburgh pour fêter la St Patrick. Malgrè notre arrivée vers 19h00 dans les pubs de Grassmarket, la plupart des clients et clientes sont bien imbibés...match de rugby oblige.






Le dimanche nous permet de visiter Edinburgh, son chateau, les prisons du chateau, d'admirer les joyaux de la couronne retrouvés, de déjeuner sur la Royal Mile au "World's End" pub, de parcourir les bords de la Leett River dans Deans Garden, petit quartier buccolique et pittoresque.... ;-)

2 commentaires:

Cyberjeje a dit…

Elles donnent un peu froid mais jolies photos;;;

Anonyme a dit…

L'histoire ne dit pas à quelle distance vous vous trouviez de la "Scotish Cow". Merci les téléobjectifs ;). Nous admirons la qualité des photos et admettons que les textes sont de bonne facture. En progrès, doit continuer ses efforts. En tout cas, ça donne vachement envie d'y retourner :).